Doriane : choisir sa voie plutôt que la subir
Portrait rédigé par Isabelle Arnaud, à partir des réponses de Doriane, Que sont-ils devenus ?
En quittant Acajou 2 en 2010, Doriane ne sait pas encore précisément quel métier elle exercera. Elle s’engage en classe préparatoire, mais comprend rapidement que cette voie ne lui correspond pas. Un an plus tard, elle décide de la quitter et de préparer seule les concours d’entrée en école de commerce. Un choix qui lui ouvrira finalement d’autres horizons.
Après un baccalauréat scientifique option physique-chimie, Doriane entre en classe préparatoire. Sur le papier, la voie est toute tracée. Dans la réalité, elle comprend assez vite que ce fonctionnement ne lui correspond pas.
A la fin de la première année, elle décide de partir.Pas question pour autant de renoncer aux études qu’elle envisage. Doriane prépare seule les concours d’entrée en école de commerce, les réussit et intègre une école où elle poursuivra sa formation jusqu’au master 2.
Avec le recul, cette décision prise au début de ses études reste importante dans son parcours. Non parce qu’elle aurait tout bouleversé, mais parce qu’elle lui a permis de construire la suite autrement et de multiplier les expériences, notamment à travers plusieurs stages à l’étranger et une mobilité Erasmus.
Aujourd’hui revenue en Martinique, Doriane travaille comme chargée d’efficacité opérationnelle.
Lorsqu’elle repense à ses années à Acajou 2, elle n’y cherche pas les prémices d’une vocation professionnelle. À l’époque, elle ne savait pas encore quel métier elle voulait exercer. Elle se souvient en revanche de professeurs qui l’ont accompagnée et poussée à donner le meilleur d’elle-même.
Le lycée lui a aussi laissé une manière de travailler qu’elle utilise encore aujourd’hui : avancer rapidement sur ce qu’elle maîtrise pour pouvoir consacrer davantage de temps à ce qui lui demande plus d’efforts. Une organisation acquise notamment pendant la préparation du baccalauréat et qui l’a suivie bien au-delà. Lorsqu’elle passe devant l’établissement, Doriane reconnaît volontiers ressentir un peu de nostalgie.
À l’époque, elle ne savait pas encore précisément ce qu’elle ferait de sa vie professionnelle. Seize ans plus tard, lorsqu’on lui demande ce qu’elle dirait à la lycéenne qu’elle était, sa réponse tient finalement autant à l’avenir qu’aux années qu’il ne faudrait pas laisser passer trop vite :
Merci à cet ancien élève qui a accepté de partager son expérience .

