Nicolas Césarine : sortir du cadre sans perdre le but.
Portrait rédigé par Isabelle Arnaud, à partir des réponses de Nicolas Césarine, Que sont-ils devenus ?
Au lycée à Acajou 2, Nicolas Cesarine s’intéresse à la science politique et à la géopolitique. Son projet : intégrer Sciences Po. Trois ans plus tard, il est étudiant en STAPS à Montpellier et travaille déjà au MHSC, le club de football de la ville. Entre les deux, un concours manqué et une réorientation qui lui ont permis de faire de sa passion pour le football un véritable projet professionnel.
Lorsqu’il obtient son bac en 2023, avec les spécialités HGGSP et SES, Nicolas sait où il veut aller. Il souhaite intégrer Sciences Po et choisit pour cela de rester en Martinique afin de rejoindre la CUPGE de l’Université des Antilles et de préparer les concours.
Mais les résultats ne sont pas ceux qu’il espérait : Nicolas n’est pas admis.
Il faut alors choisir. Continuer dans cette voie ou sortir du cadre qu’il s’était fixé ? Nicolas décide de se réorienter. Direction Montpellier et STAPS, avec désormais un objectif : travailler plus tard dans le management du sport.
Trois ans plus tard, Nicolas ne cherche pas à effacer cet échec. Il le regarde simplement comme le moment où son parcours a pris une autre direction :
Aujourd’hui en troisième année de STAPS, Nicolas a déjà commencé à mettre un pied dans le monde vers lequel il souhaite se diriger puisqu’il travaille parallèlement au Montpellier Hérault Sport Club (MHSC).
Finalement, le football était déjà là à Acajou 2.

En spécialité HGGSP, les cours de M. Bello lui font apprécier la science politique et la géopolitique. Mais ils lui permettent aussi de porter un autre regard sur le football : Nicolas découvre que sa passion ne se limite pas au terrain, qu’il peut être étudié et qu’il existe autour de lui tout un univers dans lequel il est possible de construire un métier.
[NDLR : Voir Nicolas découvrir en cours d’HGGSP toute la valeur du football réjouit particulièrement M. Bello, lui-même passionné de ballon rond.]
De ses spécialités, Nicolas garde aussi une manière de travailler : planifier, structurer ses idées, gagner en assiduité. Et son premier souvenir du lycée nous ramène à une autre salle de classe : celle de philosophie de Mme Bernard. Avec quelques années de recul seulement, il porte d’ailleurs un regard intéressant sur ces enseignements dont on ne perçoit pas toujours immédiatement l’utilité.
S’il pouvait retrouver le Nicolas de Terminale, il lui conseillerait bien sûr de profiter de ses années de lycée, mais aussi de ne pas regarder les matières uniquement à travers les notes ou les examens :
Le parcours de Nicolas est encore jeune. Il n’a pas intégré Sciences Po comme il l’avait prévu et il n’exerce pas encore le métier auquel il se destine. Il est étudiant, poursuit sa formation et découvre déjà de l’intérieur le monde du football professionnel.
La trajectoire a changé, pas le but : construire un parcours qui lui ressemble. L’intérêt pour les sciences humaines et politiques est toujours là. Le football aussi avec désormais l’envie d’en faire bien davantage qu’une passion.
Alors, lorsqu’on lui demande de résumer ce que représente aujourd’hui Acajou 2 dans son parcours, Nicolas n’hésite pas :
Merci à cet ancien élève qui a accepté de partager son expérience .
